
OpenMausBot : l’alternative open source à Grok Bot, quatrième dépôt Grok le plus étoilé de 2026
Douze mille étoiles en moins de trois mois. OpenMausBot, projet indépendant publié dans la foulée du lancement de Grok Bot le 11 août 2026, s’est hissé au quatrième rang des dépôts GitHub consacrés à Grok (page GitHub du sujet « grok », 4 novembre 2026). Sa promesse tient en une phrase : offrir gratuitement ce que xAI vend dans ses abonnements, des agents qui disposent de leur propre ordinateur. Reste à savoir ce que vaut cette liberté quand c’est vous qui portez la sécurité.
En bref : OpenMausBot est une application open source sous licence Apache 2.0 qui reproduit le principe de Grok Bot : des agents IA dotés d’un ordinateur virtuel. Avec environ 12 000 étoiles en novembre 2026, il séduit par sa gratuité et son choix de modèles, mais il reste un projet jeune, sans support ni engagement de service.
Temps de lecture : 7 min
Mis à jour le 4 novembre 2026
Les points clés :
- OpenMausBot est passé d’environ 2 500 étoiles le 11 septembre 2026 à environ 12 000 le 4 novembre 2026.
- Le cœur est sous licence Apache 2.0 ; un dossier « enterprise » reste sous licence propriétaire consultable.
- Chaque agent tourne sur un bureau Linux dans le cloud, une machine virtuelle locale ou votre propre ordinateur, sur autorisation.
- Grok Bot, l’offre de xAI, est inclus dans des abonnements payants, dont Cursor Ultra à 200 dollars par mois.
Qu’est-ce qu’OpenMausBot ?
OpenMausBot est une application de messagerie open source où chaque contact est un agent IA local, doté de son propre modèle, de sa mémoire et d’un ordinateur sur lequel il peut agir. Créé par le développeur Milind Soni, le projet se présente depuis août 2026 comme l’alternative libre à Grok Bot, le produit d’agents de xAI.
Un agent, un modèle, un ordinateur
L’utilisateur gère ses agents comme des contacts de discussion. Chaque agent peut s’appuyer sur les outils en ligne de commande déjà installés, ceux de Claude, de Codex ou de Grok, ou sur des clés d’API pour des fournisseurs comme OpenRouter ou DeepSeek (Baeseokjae, septembre 2026).
Trois environnements d’exécution sont proposés : un bureau Linux hébergé dans le cloud par un prestataire tiers, une machine virtuelle locale isolée, ou l’ordinateur de l’utilisateur lui-même, uniquement sur activation explicite. Sur Ubuntu avec Wayland, ce contrôle direct de la machine hôte est désactivé.
Des garde-fous visibles
Chaque commande système et chaque modification de fichier passent par une carte d’autorisation que l’utilisateur accepte ou refuse. Plus de 500 applications se connectent par l’intermédiaire du service Composio, et les conversations comme les clés sont stockées localement sur la machine.
Une application disponible sur tous les postes
Le projet fournit des versions de bureau pour macOS, Windows et Ubuntu 24.04, ainsi que des applications compagnons pour iPhone et Android reliées par un réseau privé. Il expose aussi un serveur MCP, le protocole qui permet à d’autres outils d’IA de piloter les agents. Les agents peuvent être organisés par équipe ou par service, déclenchés selon un calendrier ou par un événement externe, et même dotés d’une voix pour passer des appels.
Cette richesse fonctionnelle, inhabituelle pour un projet de quelques mois, explique une partie de l’engouement. Elle explique aussi la vigilance nécessaire : chaque fonction ajoutée est une porte supplémentaire à surveiller.
Pourquoi OpenMausBot a-t-il gagné 12 000 étoiles si vite ?
OpenMausBot a profité d’un timing parfait : il est apparu quelques heures après le lancement en bêta de Grok Bot, le 11 août 2026, au moment où beaucoup découvraient que l’offre de xAI était réservée à des abonnements onéreux. Sa croissance a quadruplé entre septembre et novembre 2026.
La réponse gratuite à une offre premium
Grok Bot est inclus dans les abonnements SuperGrok Heavy et dans certaines formules de Cursor, dont Cursor Ultra facturé 200 dollars par mois (Digital Applied, août 2026). La documentation de xAI prévoit un seul ordinateur cloud partagé par compte et met en garde contre l’idée que des agents distincts formeraient une barrière de sécurité.
OpenMausBot ne facture aucune licence pour son cœur. Les coûts réels viennent de l’infrastructure, des jetons consommés auprès des fournisseurs de modèles et de la maintenance. Le 11 septembre 2026, le dépôt affichait plus de 2 500 étoiles, 448 copies et plus de 1 670 commits, avec une version 0.1.72 publiée la veille (Baeseokjae).
Les dépôts concurrents du même créneau
OpenMausBot n’est pas seul. Sur la page GitHub du sujet « grok », plusieurs alternatives ouvertes à Grok Bot se disputent l’attention au 4 novembre 2026 :
- OpenMausBot : environ 12 000 étoiles, agents traités comme des contacts, machine virtuelle par agent.
- Rakazo : environ 7 000 étoiles, choix libre du modèle et de l’environnement d’exécution.
- CopilotKit OpenBot : orientation gouvernance et contrôles d’entreprise.
- gawkbot : un agent par processus métier.
- Grok Bot : le produit officiel de xAI, inclus dans des abonnements payants.
Dans le classement des dépôts consacrés à Grok, OpenMausBot se place derrière trois dépôts officiels de xAI : Grok-1, x-algorithm et Grok Build, l’agent de code ouvert après une fuite de données. C’est le premier projet communautaire du classement.
Ce que dit vraiment la courbe d’étoiles
Passer d’environ 2 500 à 12 000 étoiles en huit semaines traduit un intérêt massif, pas une adoption mesurée. Une étoile ne dit ni combien d’agents tournent réellement, ni combien d’entreprises s’en servent au quotidien. Le rythme des versions, plus d’une par semaine en septembre 2026, est un meilleur signe de vitalité. Avant d’adopter un projet communautaire, regardez donc la fréquence des correctifs, le délai de réponse aux signalements et la diversité des contributeurs, plus que le compteur.
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Quelles sont les limites d’OpenMausBot pour une entreprise ?
OpenMausBot reste un projet de quelques mois, porté par une petite équipe, sans engagement de service ni support contractuel. Auto-héberger des agents qui agissent sur des ordinateurs revient à porter soi-même la sécurité des identifiants, l’isolement des sessions et la traçabilité des actions.
Un projet jeune aux angles encore vifs
L’installateur Windows n’est pas signé, le contrôle de la machine hôte est désactivé sous Wayland, et le dossier « enterprise » échappe à la licence Apache 2.0 (Baeseokjae, septembre 2026). Le bureau cloud par défaut est payant après la période d’essai. Rien de rédhibitoire pour un test, mais autant de points à vérifier avant un usage d’équipe.
La responsabilité change de camp
Avec une offre commerciale, l’éditeur porte une partie des engagements. Avec un logiciel libre sous licence Apache 2.0, vous devenez l’exploitant : stockage des clés, journaux d’audit, configuration des droits. Si vous déployez des agents qui manipulent des données personnelles, le RGPD s’applique pleinement, et les règles de transparence de l’article 50 de l’AI Act valent depuis le 2 août 2026 dès qu’un agent dialogue avec le public.
Les questions à poser avant d’adopter le projet
Qui maintient le code si le créateur s’arrête ? Comment les failles sont-elles signalées et corrigées ? Où transitent les données quand un agent utilise le bureau cloud d’un prestataire tiers ? Ces trois questions valent pour tout logiciel libre qui pilote des machines. Si une seule réponse reste floue, cantonnez l’outil à un environnement de test, sans accès aux données de vos clients ni à vos comptes de production.
Testez OpenMausBot dans un bac à sable avant de lui confier un poste
Installez OpenMausBot sur une machine de test, avec une machine virtuelle isolée et des comptes de démonstration, et mesurez ce qu’il automatise réellement pendant deux semaines. L’installation se fait par une commande npm, avec Node 24 minimum, ou par Docker pour l’auto-hébergement.
Désignez un responsable du test, idéalement quelqu’un qui connaît vos processus métiers et pas seulement la technique. C’est lui qui jugera si l’agent fait gagner du temps sur une tâche réelle, ou s’il déplace seulement le travail vers la surveillance.
Le protocole d’essai en quatre règles
Premièrement, aucune connexion à vos vrais outils métiers pendant le test. Deuxièmement, refusez par défaut chaque carte d’autorisation que vous ne comprenez pas. Troisièmement, choisissez un modèle dont vous maîtrisez le lieu d’hébergement, en local si nécessaire, comme nous le décrivons dans notre guide du routage LLM local vers le bon modèle.
Quatrièmement, notez chaque tâche réussie et chaque erreur. Un agent qui fait gagner une heure par semaine sans incident mérite un pilote élargi ; un agent qui exige une surveillance constante, non. L’agent propose et agit dans un cadre, l’humain décide de l’élargir. Pour comparer avec les offres hébergées, voyez aussi notre analyse de Claude Code et ses chiffres d’adoption en 2026. Pour passer à l’action : passer en production une fois la fiabilité prouvée.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’OpenMausBot ?
OpenMausBot est une application de messagerie open source où chaque contact est un agent IA local, doté de son propre modèle, de sa mémoire et d’un ordinateur sur lequel il peut agir. Sous licence Apache 2.0, il compte environ 12 000 étoiles en novembre 2026.
OpenMausBot est-il vraiment gratuit ?
Le cœur d’OpenMausBot ne coûte aucune licence. Il faut toutefois payer l’infrastructure, par exemple le bureau cloud après la période d’essai, et les jetons consommés auprès des fournisseurs de modèles. Le dossier « enterprise » relève d’une licence distincte de l’Apache 2.0.
Quelle différence entre OpenMausBot et Grok Bot ?
Grok Bot est le produit officiel de xAI, lancé en bêta le 11 août 2026 et inclus dans des abonnements payants comme Cursor Ultra à 200 dollars par mois. OpenMausBot est un projet libre qui réutilise vos outils Claude, Codex ou Grok et vous laisse choisir l’ordinateur de chaque agent.
Une PME peut-elle utiliser OpenMausBot en production ?
Pas sans précautions. Le projet a quelques mois, n’offre ni support ni engagement de service, et l’auto-hébergement fait de vous le responsable des clés, des journaux et des droits. Un test de deux semaines dans une machine virtuelle isolée, sans accès aux vrais outils métiers, s’impose avant tout pilote.
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Eric Christophe, dirigeant HDVMA Expert SEO et automatisation IA. Accompagne PME et ETI françaises dans leur stratégie de visibilité Google et IA. Cas phare : BoatCible, +320 % de trafic organique en 5 mois, cité par ChatGPT et Perplexity. LinkedIn |
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