AERIS-10 (PLFM_RADAR) : le radar open source marocain qui casse les prix du phased array en 2026

250 000 dollars : c’est le prix moyen d’un radar phased array d’entrée de gamme sur le marché (Hackaday, mars 2026). AERIS-10, le radar open source lancé par l’ingénieur marocain Nawfal Motii sur GitHub sous le repo PLFM_RADAR, casse ce plafond en offrant les mêmes capacités avec une réduction de 90 à 95 % du coût.

Le projet a explosé sur Trendshift en avril 2026 : 9 600 étoiles et 1 900 forks, parmi les plus fortes croissances de la plateforme. Il démocratise une technologie jusqu’ici réservée à la défense et aux grands industriels, au profit des chercheurs universitaires, des startups de drones et des makers expérimentés. Ce guide décortique l’architecture, le prix, les usages et les limites de cette révolution radar.

Temps de lecture : 15 min

À retenir

  • AERIS-10 est un radar phased array open source à 10,5 GHz développé par Nawfal Motii (Casablanca, Maroc) dans le repo GitHub PLFM_RADAR.
  • Le projet a atteint 9 600 étoiles GitHub en avril 2026 et figure parmi les trending Trendshift.
  • Deux versions : AERIS-10N (Nexus) à 3 km de portée et AERIS-10E (Extended) à 20 km de portée avec amplificateurs GaN 10W.
  • Prix 90 à 95 % inférieurs aux solutions commerciales équivalentes, avec schémas, PCB, firmware et GUI Python entièrement ouverts.

Qu’est-ce qu’AERIS-10 et qui l’a conçu ?

AERIS-10 est un système radar à antenne phased array à balayage électronique, opérant dans la bande X à 10,5 GHz avec une modulation PLFM (Pulse Linear Frequency Modulated). Il est distribué sous forme de projet open hardware et open software complet sur le dépôt GitHub NawfalMotii79/PLFM_RADAR.

Un projet marocain porté par ABAC INDUSTRY

L’auteur, Nawfal Motii, est ingénieur rattaché à ABAC INDUSTRY, basé à Casablanca au Maroc. Son profil GitHub affiche plus de 400 abonnés et quatre étoiles contributeurs pour le projet. Les commits récents montrent une équipe active avec plusieurs contributeurs dont JJassonn69 sur les aspects FPGA et AGC.

Le projet a été créé le 8 mars 2026 et référencé sur Hackaday.io la même semaine. Sa progression sur GitHub a été fulgurante : de quelques centaines d’étoiles en mars à plus de 9 600 en avril 2026. Cette croissance place PLFM_RADAR parmi les projets open hardware les plus remarqués de l’année.

CaractéristiqueValeur
CréateurNawfal Motii (ABAC INDUSTRY, Casablanca)
Fréquence10,5 GHz (bande X)
ModulationPLFM (Pulse LFM)
Étoiles GitHub (avril 2026)9 600+
Forks1 900+
FPGAXilinx XC7A50T

Une mission de démocratisation assumée

Le README du projet l’affirme clairement : les radars phased array sont le standard de la détection électronique moderne, mais même les systèmes d’entrée de gamme dépassent 250 000 dollars. Cette barrière tarifaire exclut la recherche universitaire, les startups et les innovateurs indépendants.

AERIS-10 vise à casser ce monopole technologique. Schémas, PCB, firmware FPGA, microcontrôleur STM32 et interface Python sont intégralement publiés et réutilisables, avec des licences distinctes pour le hardware et le software afin d’assurer une couverture légale propre.

En pratique

Pour évaluer le projet avant de se lancer, commencez par consulter la documentation servie via GitHub Pages (/docs). Elle contient l’architecture système, le log d’implémentation, le guide de bring-up matériel, les rapports de tests et les notes de release. C’est la meilleure porte d’entrée pour juger de la maturité technique.

Comment fonctionne techniquement ce radar phased array ?

AERIS-10 combine une antenne phased array, un frontend radiofréquence, un FPGA pour le traitement du signal et un microcontrôleur STM32 pour l’orchestration. Cette architecture hybride permet de maintenir de hautes performances avec des composants commercialement disponibles.

Antenne phased array à balayage électronique

Deux configurations d’antenne sont proposées. La version Nexus utilise un réseau patch 8×16 éléments, adapté aux usages courte portée jusqu’à 3 km. La version Extended embarque un réseau 32×16 à guides d’ondes à fentes diélectriques, conçu pour la détection longue portée jusqu’à 20 km.

Le balayage en élévation est purement électronique grâce aux 16 éléments, tandis que l’azimut est piloté par un moteur pas à pas dans le prototype. Le système est toutefois « hackable » pour un contrôle électronique complet sur les deux axes, selon les besoins du concepteur intégrateur.

Architecture de traitement FPGA et STM32

Le cœur de traitement repose sur un FPGA Xilinx Artix-7 XC7A50T en boîtier FTG256. Il gère la DDC (Down-Conversion Digital) à 400 MHz, le mélangeur numérique et le pipeline complet de compression d’impulsion. La dernière release v1.1.0-agc publiée le 13 avril 2026 affiche des marges de timing WNS de +0,339 ns à 400 MHz et 0 endpoint en défaut.

Le microcontrôleur STM32 orchestre la chaîne, gère l’AGC (Automatic Gain Control) en boucle externe via les VGA ADAR1000 avec une dynamique de 0 à 31 dB par pas de 0,5 dB, et communique avec le FPGA via GPIO. Une GUI Python en tkinter et PyQt6 affiche en temps réel les plots de distance et Doppler des cibles détectées, avec visualisation du gain AGC, des pics et de la saturation.

  • Power Management Board : fournit tous les niveaux de tension avec filtrage et séquencement piloté par microcontrôleur.
  • Frequency Synthesizer Board : synthétiseur à bas jitter basé sur un composant haute performance.
  • 16 Power Amplifier Boards : uniquement sur AERIS-10E, avec amplificateur GaN QPA2962 de 10W par canal.
  • Antenne array : patch ou guides d’ondes à fentes selon la version.
  • Carte FPGA XC7A50T FTG256 : signal processing radar temps réel.
  • Interface USB FT2232H : FIFO synchrone 8 bits 245, canal A vers l’hôte.
  • STM32 : orchestration, AGC et GPIO.

Cette granularité modulaire permet à tout contributeur d’optimiser une seule carte sans toucher au reste. Les révisions matérielles récentes ont basculé de USB 3.0 FT601 vers USB 2.0 FT2232H pour faciliter la production et réduire le coût des composants critiques.

Pourquoi un prix 90 % inférieur au marché ?

La promesse d’un coût 90 à 95 % inférieur aux solutions commerciales repose sur trois mécanismes structurels. Chacun est documenté dans le repo et vérifiable par la nomenclature (BOM) ouverte.

Des composants SDR et COTS au lieu de designs propriétaires

Les radars commerciaux utilisent massivement des composants RF développés en interne et protégés par brevets. AERIS-10 s’appuie sur des composants standards du marché SDR (Software Defined Radio) : ADAR1000 d’Analog Devices pour le VGA, GaN QPA2962 pour l’amplification, FPGA Xilinx Artix-7 grand public.

Cette approche COTS (Commercial Off-The-Shelf) divise le coût par un facteur proche de dix. Les ingénieurs peuvent s’approvisionner chez n’importe quel distributeur électronique, sans accord exclusif ni dépendance à un fabricant unique. Pour des sujets adjacents sur le matériel IA à bas coût, consultez notre dossier sur le matériel LLM bas RAM et mini PC GPU en 2026.

Pas de marge R&D propriétaire à amortir

Un système radar commercial supporte les coûts de R&D, de certification, de service client et de marges intermédiaires des revendeurs. Le modèle open source élimine ces couches. L’utilisateur paie la matière première et l’assemblage, plus éventuellement son temps d’intégration.

Cette économie de marge explique l’essentiel de l’écart tarifaire revendiqué. Le projet ne prétend pas égaler un radar militaire certifié, mais atteindre les performances d’un système de recherche académique à un prix compatible avec les budgets de thèse ou de startup.

CritèreRadar commercialAERIS-10
Prix entrée de gamme250 000 $ et plus90 à 95 % moins cher (BOM ouverte)
Schémas et PCBPropriétaires, non accessiblesOuverts, sous licence open hardware
APIFermée ou payanteOuverte, Python GUI fournie
ModificationInterdite contractuellementEncouragée, « hackable »
SupportContrat SLAIssues GitHub communautaires

Une contribution communautaire active

L’écart tarifaire est aussi rendu possible par la mutualisation des efforts. Plus de 40 pull requests ont déjà été fermées, des workflows CI automatisés valident chaque modification, et plusieurs contributeurs (Copilot AI, JJassonn69, joyshmitz) améliorent en continu le code. Cette communauté naissante absorbe une part du travail qui serait facturée par une entreprise classique.

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À qui s’adresse ce radar et pour quels usages ?

AERIS-10 vise un public précis défini par l’équipe projet : chercheurs universitaires, développeurs de drones, amateurs SDR avancés. Les usages sont multiples, mais tous nécessitent une maturité technique élevée.

Recherche académique et formation

Les universités qui enseignent le traitement du signal radar, la formation de faisceaux, la compression d’impulsion ou le Doppler trouvent en AERIS-10 un banc de travaux pratiques complet. Les étudiants peuvent modifier le code FPGA, observer l’impact sur les performances, et itérer en quelques heures là où un système commercial impose une boîte noire.

Le projet expose aussi explicitement les besoins de contributions académiques : ingénieurs RF pour optimiser les antennes, développeurs FPGA pour améliorer le pipeline de traitement, développeurs logiciels pour enrichir le SDK Python. C’est un terrain de jeu idéal pour des mémoires de master ou des thèses.

Drone et détection d’obstacles

Les startups de drones autonomes ont un besoin critique de capteurs radar miniaturisés à bas coût pour la détection d’obstacles, le vol en milieu dégradé et la navigation redondée. AERIS-10 offre une base de travail crédible pour prototyper ces systèmes sans engager des centaines de milliers d’euros.

En pratique

Avant d’intégrer AERIS-10 dans un produit commercial, vérifiez la conformité réglementaire de la bande 10,5 GHz dans votre juridiction. En Europe, cette bande est partagée avec le service fixe et requiert une autorisation ANFR ou équivalente selon l’usage. Les expérimentations en laboratoire fermé sont en général acceptées sous conditions, mais l’usage extérieur appelle un cadre administratif strict.

Recherche défense et sécurité civile

Les laboratoires de recherche en défense ou les centres de sécurité civile peuvent utiliser AERIS-10 pour tester des algorithmes de détection, de classification de cibles et de guerre électronique dans des environnements contrôlés. Le caractère ouvert du système permet d’y intégrer facilement des modules d’intelligence artificielle pour améliorer la détection et la classification. Pour approfondir ce croisement IA et matériel spécialisé, parcourez notre analyse sur Jetson Orin Nano Super et les alternatives Edge AI en 2026.

Quelles limites techniques et réglementaires retenir ?

Aucune solution open source n’est parfaite, et AERIS-10 ne masque pas ses limites. Plusieurs points appellent une vigilance particulière avant tout déploiement.

Un projet en développement actif, pas un produit fini

Le README précise explicitement que certaines fonctionnalités sont encore en cours de développement. La version v1.1.0-agc du 13 avril 2026 a corrigé 20 bugs lors de deux rondes de revue multi-agents, ce qui témoigne d’une maturité croissante mais aussi d’un processus itératif encore chargé.

Les utilisateurs doivent accepter un certain niveau de débogage et de contribution personnelle. Nawfal Motii lui-même prévient qu’il ne peut pas garantir une réponse à chaque message compte tenu du volume d’intérêt généré par le projet. Les questions techniques passent par les issues GitHub pour bénéficier à la communauté entière.

Une barrière d’entrée technique élevée

Assembler et opérer AERIS-10 requiert des compétences combinées en RF, en FPGA, en microcontrôleur et en Python. Peu d’équipes disposent en interne de ce profil complet. Les universités devront mobiliser plusieurs laboratoires ou monter une équipe pluridisciplinaire, tandis que les startups devront recruter ou sous-traiter certaines briques.

Le coût total de possession dépasse donc le simple prix BOM. Il faut ajouter le temps d’assemblage, la calibration, les outils de test RF (générateur de signal, analyseur de spectre) et la formation des opérateurs. Ce coût indirect reste néanmoins très inférieur à celui d’un système commercial.

Cadre réglementaire à sécuriser selon la juridiction

La bande 10,5 GHz est régulée dans la plupart des pays. En France, l’ANFR gère les autorisations d’émission. En Europe, le CEPT encadre les usages. Aux États-Unis, la FCC impose des licences spécifiques. Toute utilisation hors du laboratoire fermé nécessite une démarche administrative préalable que le projet ne gère pas et qui incombe à l’intégrateur.

Une qualité dépendante de l’assemblage

Même avec des schémas parfaits, la performance finale dépend de la qualité d’assemblage du PCB RF, du soudage des composants sensibles, et de la mise en boîtier avec blindage approprié. Ces étapes requièrent une infrastructure mécanique et électronique que tous les makers ne possèdent pas. Les premiers déploiements documentés montrent que le facteur humain reste déterminant pour atteindre les performances théoriques.

Quel impact pour l’open hardware et la souveraineté technologique ?

Au-delà du produit, AERIS-10 signe un jalon pour l’open hardware dans un domaine dominé par la défense et les grands industriels. Son émergence a des implications qui dépassent le cercle des makers passionnés.

Un précédent pour l’open hardware complexe

Jusqu’ici, les projets open hardware ambitieux se limitaient à des microcontrôleurs, des drones simples ou des imprimantes 3D. Un radar phased array modulé PLFM représente un bond qualitatif dans la sophistication ouverte. Il prouve qu’un ingénieur seul ou presque peut orchestrer une communauté autour d’un système jusque-là considéré comme inatteignable.

Cette dynamique devrait encourager d’autres domaines traditionnellement fermés : radars météo amateurs, sonars sous-marins low-cost, systèmes de navigation inertielle. Le pattern d’AERIS-10 (BOM ouverte, schémas complets, firmware FPGA et GUI Python) peut être transposé à toute famille de capteurs complexes.

Un facteur de souveraineté pour les pays émergents

Le fait qu’AERIS-10 soit né au Maroc et porté par un ingénieur travaillant à Casablanca n’est pas anecdotique. Il montre que l’innovation radar avancée n’est plus le monopole des États-Unis, de la Russie, de la Chine ou des grands pays européens. Un ingénieur compétent avec un GitHub et des composants COTS peut rebattre les cartes d’un secteur stratégique.

Pour les pays émergents ou les structures qui veulent une alternative aux grands fabricants occidentaux ou asiatiques, disposer d’une base technique ouverte comme AERIS-10 accélère considérablement leur montée en compétence. Pour comprendre ces enjeux de souveraineté technologique, consultez notre dossier sur les datacenters IA en France et la souveraineté numérique.

Un modèle pour la formation d’ingénieurs

AERIS-10 devient naturellement un support pédagogique de référence pour les cursus en radiofréquence et traitement du signal. Les enseignants disposent d’un cas concret réel, qui motive les étudiants bien mieux qu’un projet théorique. Explorez cette semaine le repo, inscrivez-vous comme watcher sur les releases et testez la GUI Python en mode simulation avant de décider d’un engagement matériel plus profond. Cette démarche progressive est la meilleure voie d’entrée dans l’univers AERIS-10.

Méthodologie

Cette analyse s’appuie sur le repository GitHub NawfalMotii79/PLFM_RADAR, les notes de release officielles dont la v1.1.0-agc du 13 avril 2026, la page projet Hackaday.io et les données publiées par Trendshift en avril 2026. Les chiffres correspondent aux données disponibles à la date de rédaction.

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Questions fréquentes sur AERIS-10 et PLFM_RADAR

Qu’est-ce qu’AERIS-10 exactement ?

AERIS-10 est un système radar à antenne phased array à balayage électronique, opérant à 10,5 GHz avec modulation PLFM. Il est distribué en open hardware et open software sur GitHub sous le repo PLFM_RADAR de Nawfal Motii. Deux versions existent : AERIS-10N Nexus avec 3 km de portée et AERIS-10E Extended avec 20 km de portée grâce à des amplificateurs GaN 10 W. Schémas, PCB, firmware FPGA, microcontrôleur STM32 et GUI Python sont intégralement ouverts.

Qui est Nawfal Motii, le créateur du projet ?

Nawfal Motii est un ingénieur marocain rattaché à la société ABAC INDUSTRY, basé à Casablanca. Son profil GitHub affiche plus de 400 abonnés et quatre étoiles contributeurs. Il est l’initiateur et le mainteneur principal du projet AERIS-10 lancé le 8 mars 2026. Plusieurs contributeurs complètent l’équipe, notamment JJassonn69 sur les aspects FPGA et AGC, Copilot AI via GitHub Actions, et joyshmitz sur la documentation.

Combien d’étoiles GitHub a le projet ?

Le repository NawfalMotii79/PLFM_RADAR dépasse 9 600 étoiles GitHub et 1 900 forks en avril 2026, ce qui le place parmi les repositories à plus forte croissance d’engagement sur Trendshift. Cette montée fulgurante en quelques semaines témoigne d’un intérêt massif de la communauté hardware et recherche pour démocratiser la technologie radar phased array jusqu’alors réservée à quelques acteurs industriels de la défense.

Pourquoi un prix 90 % inférieur au marché ?

Trois leviers expliquent cet écart. D’abord, AERIS-10 utilise des composants COTS (Commercial Off-The-Shelf) standards du marché SDR plutôt que des designs propriétaires sous brevet. Ensuite, le modèle open source supprime les marges de R&D, de certification et de revendeurs intermédiaires. Enfin, la communauté de contributeurs absorbe une partie du travail habituellement facturé. Le système revendique 90 à 95 % d’économie face aux solutions commerciales équivalentes.

Quelle est l’architecture technique du radar ?

L’architecture combine une antenne phased array (patch 8×16 ou guides d’ondes 32×16), un frontend RF à 10,5 GHz, un FPGA Xilinx XC7A50T pour la DDC à 400 MHz et la compression d’impulsion, un microcontrôleur STM32 pour l’AGC et l’orchestration, et une interface USB FT2232H. Une GUI Python en tkinter et PyQt6 affiche en temps réel les plots de distance et Doppler des cibles détectées ainsi que les métriques de gain AGC.

À qui s’adresse AERIS-10 ?

Le projet cible explicitement trois publics selon le README : les chercheurs universitaires en radiofréquence et traitement du signal, les startups de drones qui ont besoin de capteurs radar miniaturisés à bas coût, et les amateurs SDR avancés maîtrisant les technologies RF et FPGA. Les usages couvrent la formation académique, la recherche, la détection d’obstacles pour drones autonomes et les tests en laboratoire de défense ou de sécurité civile.

Puis-je utiliser ce radar à l’extérieur sans démarche ?

Non. La bande 10,5 GHz est régulée dans la plupart des pays. En France, l’ANFR gère les autorisations d’émission. En Europe, le CEPT encadre les usages. Aux États-Unis, la FCC impose des licences spécifiques. Toute utilisation hors d’un laboratoire fermé nécessite une démarche administrative préalable que le projet ne gère pas et qui incombe à l’intégrateur. Les expérimentations internes sont généralement acceptées sous conditions, mais le déploiement extérieur est soumis à autorisation.

Quels sont les prérequis pour assembler AERIS-10 ?

Il faut des compétences combinées en radiofréquence, en FPGA, en microcontrôleur et en Python. Peu d’équipes disposent de ce profil complet en interne. Vous aurez besoin d’un générateur de signal RF, d’un analyseur de spectre, d’une station de soudage précise pour les composants RF et d’un espace d’assemblage avec contrôle ESD. Le coût total de possession dépasse donc le simple prix BOM, mais reste très inférieur à celui d’un système commercial équivalent.

Le projet est-il maintenu activement ?

Oui, très activement. La dernière release v1.1.0-agc date du 13 avril 2026 avec 20 bugs corrigés en deux rondes de revue multi-agents. Plus de 40 pull requests ont été fermées, des workflows CI automatisés valident chaque modification, et plusieurs contributeurs publient des commits réguliers. Les issues ouvertes reçoivent des réponses communautaires. Nawfal Motii prévient qu’il ne peut garantir une réponse individuelle mais privilégie les discussions publiques sur les issues.

Quelle différence entre AERIS-10N et AERIS-10E ?

AERIS-10N (Nexus) est la version courte portée jusqu’à 3 km avec une antenne patch 8×16 éléments. AERIS-10E (Extended) est la version longue portée jusqu’à 20 km grâce à une antenne à guides d’ondes à fentes diélectriques 32×16 et 16 cartes amplificateurs de puissance avec GaN QPA2962 de 10 W chacune. Le choix dépend du cas d’usage : drone rapproché ou détection longue distance pour recherche ou sécurité civile.

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